Lannion Open Aziza


"En grand chantier sur le blog, c’est ici que je vais poster une « petite » mise à jour qui a déjà bien tardé. Après quelques mois d’absence au bord des courts, j’ai profité d’un week-end impromptu de congés pour me rendre à nouveau sur un tournoi dont j’avais déjà longuement – et à juste titre – vanté les mérites l’an passé : l’Open Aziza à Lannion (22). Que dire de plus qui n’a pas déjà été dit il y a un an. Le tournoi n’en est qu’à sa troisième édition et, de mon point de vue, vaut déjà – voire dépasse – certains Futures. En terme d’organisation, de partenariats, d’infrastructures. Mais pas seulement. Je peux désormais affirmer que l’atout majeur de ce CNGT n’est autre que sa solide et professionnelle équipe de bénévoles qui veille au bien-être de tous, se rend disponible et m’a réservé un accueil dont je ne suis pas certaine d’être digne, pour lequel je les remercie d’ailleurs encore. Ces deux (trop) courts jours ont représenté une nouvelle aventure riche en émotions, et pour cause…
 
J’en reviens au principal concerné puisque je prends quand même la parole sur son site. Après s’être blessé à la cheville mi-février, Gleb a repris la compétition la semaine du 20 avril sur le tournoi Future d’Angers, doté à 15 000$. Sa présence à Lannion pour défendre son titre dépendait de ses résultats en terre angevine ; après un premier tour passé en trois sets, c’est un autre français, Johan Tatlot, qui aura malheureusement le dessus pour accéder aux quarts de finale. Verdict, direction Lannion pour Gleb qui rentre directement en quart de finale dans le tableau de par son statut de numéroté français. Il se retrouve confronté au caennais Maxime Forcin samedi matin, et victorieux 6/3 6/1, attend Julien Obry le soir même pour une place en finale. J’arrive justement sur place pour ce match et, malgré quelques petites frayeurs (intervention du kiné suite à une douleur à la cheville), son niveau de jeu est supérieur à celui de son adversaire qui affirmera par la suite avoir pris « une petite correction » 6/1 6/4. Sans exagération, aucune. 
 
Après un long suspense, c’est finalement, une fois n’est pas coutume, Charles-Antoine Brézac qui sera en finale face à Gleb pour prendre sa revanche le lendemain. Je croise juste secrètement les doigts pour que ce match soit de nouveau un beau spectacle, mais, par pitié, pas de tie-break à 19-17 cette année, je ne suis pas certaine d’y survivre une seconde fois. 
 
Dimanche matin, un clinic est organisé pour les enfants qui sont aux anges d’avoir pu échanger sur le court avec « de vrais joueurs pros » ! Une petite sieste s’impose pour les finalistes avant d’aborder leur match à 15h. Tout comme l’an passé, la salle est comble (et les joueurs le souligneront dans leurs discours post-match) ; il est vrai qu’il est rare d’avoir un tel public sur un tournoi hors de l’organisation ATP. Aux commentaires que j’entraperçois dans les tribunes, le public se souvient encore du match à rebondissements et quasi interminable de l’année dernière. Les chuchotements derrière nous espèrent une revanche de Charles-Antoine Brézac, le « chouchou breton ». 
 
Mais c’est de nouveau Gleb qui s’impose 7/5 6/4, deux sets seulement mais encore un très gros niveau de jeu offert par les finalistes. C’est lui qui prendra le premier break du match, avant d’être rattrapé par Brézac pour finalement éviter le jeu décisif et remporter la première manche 7/5. Quasiment le même schéma lors du second set, où Brézac ne passera pas loin de débreaker après un jeu interminable (et interminablement stressant). 
 
Et de deux titres d’affilée donc à Lannion pour Gleb qui débute sur du positif pour son retour à la compétition. C’est l’occasion d’annoncer que les matchs par équipe commencent dès le week-end prochain sur les courts du SNUC qui reçoit Monte-Carlo. "
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Lu 6988 fois Dernière modification le jeudi, 30 avril 2015 17:35
Publié dans monblog

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